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L’exemple fracassant d’une irresponsabilité sociale et environnementale :

« Lorsque deux grandes sociétés annoncent leur rapprochement, elles expliquent généralement que l’opération sera hautement profitable. En quelque sorte, un plus un feront trois. En réalité, fusionner des entreprises se révèle souvent très compliqué, et le résultat inférieur à deux. Mais rarement on aura assisté à une opération aussi destructrice de valeur que le rachat du groupe agrochimique Monsanto par Bayer. Depuis cette opération finalisée pendant l’été 2018, la valeur boursière du groupe allemand a chuté de 37 milliards d’euros. Il vaut maintenant 51 milliards d’euros, soit un montant inférieur aux 56 milliards déboursés pour acquérir Monsanto.

Cette déconfiture a une cause unique : les doutes qui pèsent sur l’innocuité du glyphosate, l’herbicide qui a fait la fortune de Monsanto accusé d’être cancérogène. Des milliers de procédures judiciaires ont été engagées par des personnes affirmant que l’usage de ce produit a nui à leur santé. Et les premières condamnations ont commencé à tomber aux Etats-Unis et en France. La direction de Bayer-Monsanto maintient que le glyphosate n’est pas un produit dangereux s’il est bien utilisé. Position qui est défendue aussi par de nombreux agriculteurs.

Cependant, les dégâts sur l’image et la santé financière de l’entreprise sont colossaux. On se demande d’ailleurs comment ce risque n’a pas été davantage pris en compte par Bayer avant d’acheter Monsanto, car le procès du glyphosate était déjà ouvert depuis plusieurs années.

Tout semble s’être passé comme si une stricte analyse économique et financière l’avait emporté sur toute autre considération et en particulier la prise en compte du principe de précaution. La crise que traverse Bayer illustre ainsi le coût de ce que l’on pourrait appeler l’irresponsabilité sociale et environnementale d’une entreprise… »

Extrait de l’éditorial de Guillaume Goubert, Journal La Croix du 25 avril 2019.

Point de vue QF

Le premier capital d’une entreprise est sa réputation, son image.

Marc Tüngler, Secrétaire Général de l’Association allemande de protection des actionnaires (DSW) interpelle Bayer : « Il n’existe pas d’entreprise plus détestée à travers le monde que Monsanto. Les effets sur l’image de Bayer sont immenses. La direction a sous-estimé cet enjeu auprès du grand public. »

Bref une erreur de débutant pour une société aussi puissante…

 QF a une démarche diamétralement opposée. Nous mettons en avant des produits qui valident nos trois principaux engagements : économique, social et environnemental.

Redonner du sens, remettre l’économie au service de l’homme.

Valoriser les entreprises responsables, promouvoir des produits de qualité fabriqués en France concoure à l’engagement de QF.