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Pour certains, la sobriété est devenu un mode de vie. Pas toujours simple à assumer dans un monde dominé par le consumérisme

Témoignages :

  • Guillaume père de trois enfants qui vit en banlieue parisienne. Pour Noël, le quadra a tout fait pour échapper à la frénésie des achats, optant pour des cadeaux « moins nombreux mais de meilleure qualité. Je préfère offrir une belle trottinette plutôt que quatre ou cinq jouet en plastique» dont la hotte contient aussi des livres et des places de spectacles.

« Plus jeune poursuit Guillaume, je pouvais enchaîner les achats compulsifs de vêtements, d’électronique, de nourriture…/… J’ai commencé à m’interrogé sur l’alimentation mais aussi sur tous les produits domestiques plein de substances chimiques…/… 

A partir de là, je me suis aussi intéressé à la question des déchets. » Au point d’en faire un critère de consommation. « Nous avons placé un compost dans le jardin et supprimé les produits suremballés. »

  • Karen, 30 ans près de Cholet raconte aussi sa conversion à la sobriété. « Quand on prend conscience des aberrations du système, du trop-plein, de la pollution, on a plus envie d’y participer », résume la jeune femme. Elle a quitté son appartement pour s’installer dans une « tiny-house», ces mini-maisons mobiles que l’on emporte avec soi à chaque déménagement. « J’y ai beaucoup gagné : je me suis rapprochée de mon travail, je paie peu de loyer – juste une compensation pour le terrain que j’occupe -, je profite de la campagne. » Et depuis, tout fait sens : « non seulement j’ai réduit mon impact sur l’environnement mais je peux acheter des produits de bien meilleure qualité, même avec un salaire de 1800 € : pour me nourrir en bio et local, pour m’habiller avec de beaux vêtements » très loin de la « fast fashion », secteur fortement émetteur en CO2. Une frugalité qui n’est en rien un sacrifice, « Au contraire, je vis mieux », assure Karen…/…
  • Lise, 44 ans consultante, installée à une dizaine kilomètres de Montpellier a engagé de profonds changements depuis quelques années sans pour autant être entrée dans une démarche de résistance. « J’ai simplement voulu mettre ma vie en cohérence avec mes aspirations et mes besoins. Je ne cherche pas à imposer un système brutalement écolo, à vivre en marge ou à donner des leçons. J’aspire simplement à mieux me connaitre et je vis mon cheminement comme une suite de choix conscients en joyeux. » …

Extrait de l’article de Séverin HUSSON et Marine LAMOUREUX, Journal La Croix du 24 et 25 décembre 2018.

Point de vue QF

Ces témoignages révèlent un mouvement de fond. Fondateurs de QF nous sommes aussi des enfants de la société de consommation, de l’obsolescence programmée de produits fabriqués à bas coût au bout du monde. Trop c’est trop ! C’est de ce constat qu’est née l’idée de QF : Promouvoir la sobriété en privilégiant les produits de qualité fabriqués en France. Bref acheter moins mais acheter mieux, devenir consom’acteur…

 

L’ambition de QF est d’apporter sa contribution pour une société plus sobre, créative, juste et fraternelle. De remettre l’économie au service de l’homme et non l’inverse.

 

Franck DUJARDIN (QF) le 27 janvier 2019